Le mental : apprendre à apaiser le bruit intérieur pour retrouver son espace de paix
Il pense. Il analyse. Il anticipe. Il se souvient. Il imagine.
Parfois, il nous protège. Parfois, il nous épuise.
Notre mental est un formidable outil, mais lorsqu’il occupe tout l’espace, il peut devenir un bruit de fond permanent qui nous éloigne de l’instant présent, de nos ressentis et de cette part plus silencieuse de nous-mêmes.
Apaiser le mental ne signifie pas arrêter de penser.
Cela signifie apprendre à ne plus être emporté par chacune de nos pensées.
Dans ce nouvel article du Journal d’Onéotéa, partons à la rencontre de notre monde intérieur et de cet espace de calme qui existe derrière le tumulte des pensées.
Qu’est-ce que le mental ?
Le mental peut être envisagé comme l’ensemble de nos pensées, raisonnements, souvenirs, projections, interprétations et dialogues intérieurs.
Il nous permet d’organiser, de comprendre, de prévoir et de résoudre des problèmes. Il est donc indispensable à notre quotidien.
Mais notre esprit peut également produire continuellement des scénarios :
Et si cela se passait mal ?
Pourquoi ai-je dit cela ?
Qu’est-ce que l’autre pense de moi ?
Est-ce que j’ai fait le bon choix ?
Que va-t-il se passer demain ?
Nous pouvons alors avoir l’impression de vivre davantage dans nos pensées que dans le moment présent.
Le problème n’est donc pas d’avoir un mental.
Le véritable enjeu est la place que nous lui accordons.
Quand le mental devient trop présent
Un mental très sollicité cherche souvent à tout comprendre, tout contrôler et tout anticiper.
Une pensée en entraîne une autre. Puis une autre encore.
Nous rejouons une conversation passée. Nous imaginons ce que nous aurions pu répondre. Nous anticipons une situation qui n’existe pas encore. Nous cherchons des réponses immédiates à des questions auxquelles seul le temps pourra parfois répondre.
Et pendant que notre esprit voyage entre hier et demain, le présent continue d’exister silencieusement.
Cette agitation intérieure peut donner la sensation d’être constamment en activité, même lorsque notre corps est immobile.
C’est pourquoi le repos physique ne suffit pas toujours.
Il existe aussi un besoin de repos mental.
Le mental n’est pas notre ennemi
Dans une démarche spirituelle, on entend parfois qu’il faudrait « faire taire le mental ».
Cette idée mérite d’être nuancée.
Notre mental n’est pas un adversaire à combattre. Chercher absolument à supprimer ses pensées peut même créer une nouvelle lutte intérieure.
Nous pouvons plutôt apprendre à les observer.
Une pensée apparaît.
Nous pouvons la remarquer sans nécessairement la suivre.
Elle peut être présente sans devenir une vérité absolue.
Cette distinction est essentielle :
Je ne suis pas chacune de mes pensées.
Je suis aussi celui ou celle qui peut les observer.
À partir de là, quelque chose change.
Nous ne cherchons plus nécessairement à contrôler notre monde intérieur. Nous apprenons progressivement à créer de l’espace autour de ce qui le traverse.
Pensée, intuition et ressenti
Il peut parfois être difficile de distinguer une pensée mentale d’un ressenti intuitif.
Le mental argumente souvent.
Il construit des scénarios, cherche des preuves, revient sur les mêmes questions et demande des certitudes.
L’intuition, lorsqu’on choisit de l’aborder dans une perspective spirituelle et introspective, est souvent décrite comme plus simple et plus immédiate : une impression, une évidence intérieure, un ressenti qui apparaît avant que l’analyse ne commence.
Mais il est important de conserver du discernement.
Une sensation intérieure n’est pas automatiquement une vérité ou une prédiction. Nos émotions, nos expériences passées et nos attentes peuvent également influencer nos perceptions.
L’objectif n’est donc pas de remplacer systématiquement la raison par l’intuition.
Il s’agit plutôt de retrouver un équilibre entre la réflexion, le ressenti et le discernement.
Revenir au corps pour sortir du flot des pensées
Lorsque le mental s’emballe, revenir au corps peut devenir une véritable porte d’entrée vers le présent.
Observez simplement votre respiration.
Sentez vos pieds en contact avec le sol.
Prenez conscience de vos mains.
Écoutez les sons qui vous entourent.
Ressentez la température de l’air sur votre peau.
Ces gestes paraissent simples, mais ils ont une fonction essentielle : ramener l’attention vers ce qui se passe ici et maintenant.
Le corps ne vit ni dans hier ni dans demain.
Il est toujours dans le présent.
Créer un rituel pour apaiser le mental
Il n’est pas nécessaire de pratiquer pendant une heure pour créer un moment de recentrage.
Quelques minutes peuvent suffire.
Installez-vous dans un endroit calme. Vous pouvez tamiser la lumière et, si vous le souhaitez, allumer une bougie parfumée pour créer une atmosphère propice à l’intériorité.
Fermez doucement les yeux.
Inspirez lentement.
Expirez plus longuement.
Puis observez.
Ne cherchez pas à empêcher les pensées d’arriver.
Imaginez simplement qu’elles traversent votre esprit comme des nuages dans le ciel.
Une pensée apparaît.
Vous la voyez.
Puis vous revenez à votre respiration.
Encore et encore.
Le but n’est pas d’obtenir un silence parfait.
Le but est d’apprendre à revenir à soi.
L’écriture pour déposer ce qui encombre l’esprit
Lorsque trop de pensées tournent en boucle, les écrire peut permettre de les sortir symboliquement de notre espace intérieur.
Prenez une feuille ou votre journal et écrivez spontanément :
Qu’est-ce qui occupe mon esprit aujourd’hui ?
Puis :
Qu’est-ce qui dépend réellement de moi ?
Et enfin :
Qu’est-ce que je peux choisir de déposer pour aujourd’hui ?
Cette pratique permet parfois de distinguer les situations qui nécessitent véritablement une action de celles que notre mental continue simplement d’alimenter.
Le silence intérieur n’est pas l’absence de pensées
Il existe une forme de silence qui ne dépend pas nécessairement de l’absence totale de pensées.
C’est l’espace que nous créons entre elles.
Cet instant où nous cessons d’analyser.
Où nous respirons.
Où nous ressentons.
Où nous regardons simplement la lumière, un arbre, la flamme d’une bougie ou le mouvement du ciel sans chercher immédiatement à donner une signification à ce que nous observons.
Dans ces moments-là, nous retrouvons quelque chose de précieux :
notre présence.
Revenir à soi
Nous passons beaucoup de temps à chercher des réponses.
Mais certaines réponses apparaissent peut-être plus facilement lorsque nous cessons momentanément de les poursuivre.
Apaiser le mental, c’est accepter que tout ne puisse pas être compris immédiatement.
C’est laisser certaines questions ouvertes.
C’est reconnaître une pensée sans lui donner systématiquement le pouvoir de diriger notre journée.
C’est revenir au corps, à la respiration, aux sensations et à l’instant présent.
Et peut-être découvrir qu’au-delà du bruit intérieur existe toujours un espace plus calme.
Un espace où nous pouvons simplement être.
L’intention d’Onéotéa
Aujourd’hui, accordez-vous quelques minutes sans chercher à comprendre, prévoir ou résoudre.
Respirez.
Observez ce qui vous traverse.
Puis laissez cette intention vous accompagner :
« J’accueille mes pensées sans me laisser emporter par elles.
Je relâche ce que je ne peux pas contrôler.
Je reviens doucement à mon souffle, à mon corps et à l’instant présent.
Dans le calme, je retrouve mon espace intérieur. »
✨ Créez votre propre parenthèse
Il n’existe pas une seule façon de prendre soin de son monde intérieur.
Une flamme. Un parfum. Une pierre. Quelques respirations. Une intention.
Parfois, quelques minutes suffisent pour interrompre le rythme de la journée et revenir à l’essentiel.
Découvrez les créations artisanales d’Onéotéa Éveil des Sens
et choisissez celles qui accompagneront votre propre rituel de retour à soi.
Une flamme, une intention… un retour vers soi.
Onéotéa Éveil des Sens — Le Journal d’Onéotéa